Jean Bavilley

Jean BAVILLEY nait à Mont-sous-Vaudrey vers 1725.DSC_0774
Jean est le fils d’honorable Anatoile BAVILLEY et d’Anne FELIN, tous deux de Mont. Tout comme Jean sera cultivateur, ses parents exerçaient la profession de laboureur. Son père décède âgé de 77 ans en 1755, et sa mère en 1746.
Jean épouse en 1748 Blanche (1728-1788) fille de Jacques GOISSEAUD, maître maréchal, et d’Anne Louise POINSARD. Jean et Blanche auront : Jeanne Louise (1749), Philibert (1751-1752), Philibert le jeune (1754-1815), Claude Antoine (1755-1818), Jeanne Baptiste (1758), Jean Baptiste (1761-1850), Pierre (1763-1853), et Christophe (1766).
La première apparition de Jean BAVILLEY dans la vie publique de la commune de Mont-sous-Vaudrey, date de 1755. Âgé d’environ 30 ans, il est échevin en exercice pour la communauté des habitants. A cette époque, il n’y a que 12 villes à mairie dans toute la Franche-Comté; l’échevin est donc le grade ultime auquel peut aspirer un habitant dans la gestion des affaires du village.
Jean a donc été élu échevin par les habitants pour un an. Sa première intervention concerne un contrat pour mener les animaux à la pâture.Par la suite, on retrouvera Jean avec les chefs de famille, représentant la majorité des habitants.
Curieusement, jusqu’à la Révolution, plus aucun acte ne mentionnera Jean comme échevin. On peut penser que ses concitoyens trouvaient plus utile de le nommer à d’autres tâches pour les représenter. En effet, l’activité principale de Jean au sein de la commune sera celle de procureur spécial.
De 1757 à 1789, Jean est désigné au moins 20 fois « procureur spécial de Mont-sous-Vaudrey ». Des affaires diverses retiennent son attention : contrat pour un recteur d’école, le pont sur la Cuisance, le moulin, l’arpentement du territoire… et bien entendu les bois de la commune.
En 1792, il est choisi par les villageois comme procureur spécial pour demander auprès de la Convention, la restitution d’une partie des bois communaux, convoités par la noblesse d’avant la Révolution.
Jean décède à Mont-sous-Vaudrey le 23 février 1801.
Jean Bavilley a lutté sur plusieurs décennies contre les seigneurs de Mont-sous-Vaudrey, pour la défense des bois de la commune. Ainsi, depuis, Mont sous Vaudrey bénéficie de cette richesse patrimoniale que représente sa forêt communale sur plus de 800 ha. Et aujourd’hui, au coeur du parc Biot, c’est dans ce matériau pour lequel il s’est tant battu que l’on a érigé une image idéalisée, le représentant revenant parmi les siens, victorieux.