Jules Grévy

Né à Mont-sous-Vaudrey le 15 août 1807.
Son père est né à Ratier petite commune de l’arrondissement de Poligny. Son grand-père fut élu juge de paix du district
de Poligny lors de la Révolution et son père volontaire de 1792 fut désigné chef de bataillon par ses concitoyens et fit toutes les campagnes de la Révolution. Vers 1800 à l’âge de trente ans, il rentra au pays et s’y maria. Puis il s’installa à Mont sous Vaudrey dans « La Grangerie» et y exploita une tuilerie. Jules naquit en 1807. Il fit ses études au Collège de l’Arc puis au Collège de Poligny. Il étudie le droit à Paris est devint Avocat en 1837.
Il restera avocat quarante trois ans jusqu’à son élection à la Présidence de la République.
Il entre en politique en 1848 élu député de la Constituante, il devint vice-président de l’Assemblée législative. Il s’oppose très vivement au mode d’élection du Président de la République car il pressent que Louis Napoléon Bonaparte en profitera pour renverser la république. Mais il ne réussira pas à convaincre l’Assemblée.
Le 2 décembre 1851, l’assemblée est dissoute par Louis Napoléon, et le 2 décembre 1852 il sera proclamé Empereur des Français.
Jules Grévy reprend son métier d’avocat. Réélu député du Jura en 1868. En juillet 1870 avec Thiers et Gambetta il sera parmi les opposantes à la déclaration de guerre de la Prusse. 2 septembre 1870 capitulation de l’empereur à Sedan
Le 4 septembre la 3° République était née.
Jules est élu à la présidence de la première Assemblée Nationale de la 3ème République. Il dirige les débats avec beaucoup d’autorité. L’Assemblée Nationale s’installe à Versailles. En 1876 il est réélu député et président de l’Assemblée.
Suite à la démission de Mac Mahon, le 30 janvier 1879, Jules Grévy est élu Président de la République par les deux Chambres réunies en Congrès à Versailles. L’évènement est d’importance car c’était la première fois dans l’histoire de la 3ème que ce mode d’élection à la présidence de la République entrait en vigueur.
Le septennat de Jules Grévy s’achèvera le 28 décembre 1885, il sera aussitôt réélu. Contraint à démissionner en décembre 1887 par le scandale des décorations de son gendre Daniel Wilson, il revient dans son village natal où il mourut le 9 septembre 1891. Il repose dans le caveau familial.
La présidence de Jules fut marquée par l’établissement de lois importantes dont les principales sont :
– les lois scolaires qui établissent l’enseignement primaire de six à treize ans obligatoire, gratuit et religieusement neutre (loi Jules Ferry)
– l’établissement des libertés de réunion et de presse
– l’autorisation de formation des syndicats professionnels
– l’établissement du divorce
– le droit pour les conseils municipaux d’élire leurs maires
– l’adoption de la «Marseillaise comme chant national (1880) ainsi que le 14 juillet comme fête nationale
– le développement de réseau ferré